On vivait comme des cons.C'est ca la magie de notre histoire.Je rigolais a ses blagues a l'humour pitoyable, et j'etais béat d'admiration devant son visage d'ange.Qu'est ce qu'on est niais quand on est heureux ! L'amour rend bête,il abrutit même les cerveaux les plus ingénus .Alors on se donne des surnoms pathétiques et on s'en contente ." Mamour" disait il avec son air simplet . Le pire c'est que je lui répondais avec ce même air idiot.Mais toujours je m'en contentais.Mais c'etait aussi fusionnel.Ce soir j'ai balancé un verre contre le mur.Simple dispute passionnée.J'avance.Je lui donne une claque.Il s'écarte et sans dire mot prend sa clope et s'en va.Il fuit.Ou va t-il ? Il est tard.5 heure du matin . Il évacu . Il ne m'a rien dit en rentrant.Pas d'insulte,ni de reflexion .RIEN. Il se contente de m'ignorer.Il ne m'a pas adressé la parole. Je n'ai pas eu le droit a mon "Mamour" du soir. Extinction des lumières.Il s'endort sans dire mot alors qu'il y a tant de choses a dire et a expliquer.Il ne me supporte plus.Demain il me quitte.
J'ai neutraliser le temps. J'ai fait en sorte de ne pas comprendre ce qu'il s'est passé.Il part.Oui,il part,sans moi.Oui,il part,avec une autre . Et je regardais la scène,les larmes ruisselant sur mon visage.Je l'observais pliant bagage en ne laissant plus que des souvenirs derrière la porte de notre maison.Elle était fade sans lui .Je tournais en rond,je ne m'arrêtais pas.J'écrivais sur les murs,faisant ressurgir cette parcelle de tristesse et de colère.J'ai déchiré la photo de nous,sous ses yeux.Il a eut l'air triste,plus de la photo déchirée que du fait de me quitter.Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo.J'avais envie de vomir sur cette photo de bonheur avec tout le malheur qu'elle promet,sans le dire,en cachant bien son jeu.Je repense a nous . Je respirais a son rythme,je mangeais avec lui,je dormais dans ses bras.Dur de se séparer de la vie a deux.J'etais tellement bien que je pensais que l'on s'aimait bien.Et là,je me retrouve seule,face a ma vie de conne,je la comptemple,comme je comptemple le néant.Je vivais a travers lui et je vis désormais seule face a moi meme.J'avance sans savoir ou aller.Il y a un vide.Solitude.Ce soir je dors seule,je récupère deux places.Je peux dormir dans tous les sens.Je ne pouvais pas savoir que c'etait la meilleure chose qu'il puisse m'arriver,qu'il me quitte.Je pensais qu'il était toute ma vie que sans lui je n'existais pas.Et la je récupère mon souffle,mes repas et mon sommeil.Comme un semblant de liberté.
Je suis seule.Je regarde un homme au loin. Il est seul.Je ne vois pas son regard,il le cache avec ses lunettes sombres.Je cours après l'amour.Il m'a quitté mais je cherche son remplaçant.Pourquoi cet homme est il seul ? Lui aussi peut etre que quelqu'un l'a quiité.Je deviens paranoÏaque.Je pense trop.Je ne suis pas triste.Je ne ressens pas encore la douleur.Je ne réalise pas."Ce soir il rentre a la maison". Cette phrase résonne dans ma tête.Trop tard,il est parti.Un paquet de clope épuisé.J'ai peur du changement.Je m'echappe dans mon désespoir.Je me noie dans mes souvenirs.J'ai envie de crier pour que le monde entende que je suis malheureuse.J'ai perdu mes amis.J'etais tellement concentrée sur "Mamour" que j'ai oublié qu'ils existaient.Ils m'en veulent certes.Mais je m'en fou.Lui c'etait mon tout.Mon ami,Mon amour et mes emmerdes.Surtout mes emmerdes.Il m'a fait chier pendant tellement longtemps.Et puis merde.Je l'aime au point de le haÏr.Une pulsion surgit.Je crie,Je hurle.Tout le monde me regarde.On me méprise.J'exprime mon mal être.Je dois faire face.Je suis seule.
Mon sommeil s'ecourte.Je ne dors plus.Je pense a ses réfléxions qui m'enmerdaient.Je ne faisais pas assez d'éfforts disait-il.Je me trouvais des excuses pour rehausser mon orgueil.Il voulait me changer.Mais on ne peut pas changer être et on a pas le droit d'exiger ce changement.Je voulais qu'il m'accepte comme je suis et je l'aurais accepté comme il est .J'ai encaissé.J'ai ressenti la douleur.Mais le temps fait passer la douleur et l'atténue.Stop.Je me rends compte qu'il reste encore quelques vestiges de L'Emmerdante douleur.Je me rends compte que la seule personne qui peut me consoler c'est celle qui m'a fait mal.Alors je l'attends.Surement pour rien,mais je l'attends.J'attends qu'il s'aperçoive que j'existe encore.Pour l'instant,je ne suis qu'une ombre.L'ombre de son nouvel amour. On étaient si différents rien ne nous rapprochait.Nos deux univers étaient irréductibles l'un a l'autre.Lui,calme,inconstant,orgueilleux et sensuel.Moi,extravertie,perfide,curieuse et frivole.Un monde nous séparait.Mais je l'aimais.